Bonjour à toutes et à tous,
Avec mon mari, nous en sommes encore au stade de la réflexion concernant une future adoption. Nous sommes très motivés, mais nous nous posons 1000 questions et voulons faire les choses avec responsabilité et recul.
Je viens à vous aujourd'hui car je me pose beaucoup de question concernant le lien qui va se créer entre l'enfant et nous. Je ne sais pas si une discussion a déjà été ouverte là dessus, je n'en ai pas trouvé.
Avez-vous eu peur, au début de vos démarches ou après, que le lien d'attachement ne se crée pas entre vous et l'enfant que vous avez adopté ? Et s'il ne m'aimait pas ? Et si j'avais du mal à m'attacher à lui etc....
C'est très brut ce que j'écris, j'en suis consciente. Adopter un enfant me remplirait de bonheur, mais j'ai parfois quelques craintes que je n'arrive pas à dissiper.
Cela vous arrive aussi ?
Peur !
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chrischris
- Messages : 291
- Enregistré le : mar. 22 nov. 2011 14:27
Re: Peur !
Bonjour,
Je crois que tout parent adoptant s'est posé cette question
Et je dirais que c'est très sain puisque vous semblez consciente du fait qu'une adoption n'est pas toujours "toute rose".
Alors oui, les troubles de l'attachement existent. La plupart des gens pensent que l'adoption d'un bébé est plus facile que celle d'un grand car il y aurait moins de risques de ce trouble de l'attachement pour les premiers. Ce qui peut être faux. Le vécu d'un tout petit bébé peut être aussi traumatisant que celui d'un plus grand. Même si, il y a plus de risques de ruptures (changements de lieux de vies, de donneurs de soins) pour un plus grand et donc plus de perte de confiance de celui-ci vis à vis de l'adulte.
Et parfois, comme vous le soulignez aussi, c'est le parent qui a dû mal à considérer cet enfant comme sien. C'est la raison pour laquelle il ne faut jamais aller au delà de ses limites. Pour que votre enfant réel se rapproche le plus de votre enfant rêvé.
Parfois, tout se passe bien, l'enfant comme le(s) parent(s) arrivent à créer un lien fort.
Vous pouvez, dans un premier temps, participer à la réunion d'information organisée par votre Conseil Départemental. Et aviser ensuite....
Bon cheminement à vous
Je crois que tout parent adoptant s'est posé cette question
Alors oui, les troubles de l'attachement existent. La plupart des gens pensent que l'adoption d'un bébé est plus facile que celle d'un grand car il y aurait moins de risques de ce trouble de l'attachement pour les premiers. Ce qui peut être faux. Le vécu d'un tout petit bébé peut être aussi traumatisant que celui d'un plus grand. Même si, il y a plus de risques de ruptures (changements de lieux de vies, de donneurs de soins) pour un plus grand et donc plus de perte de confiance de celui-ci vis à vis de l'adulte.
Et parfois, comme vous le soulignez aussi, c'est le parent qui a dû mal à considérer cet enfant comme sien. C'est la raison pour laquelle il ne faut jamais aller au delà de ses limites. Pour que votre enfant réel se rapproche le plus de votre enfant rêvé.
Parfois, tout se passe bien, l'enfant comme le(s) parent(s) arrivent à créer un lien fort.
Vous pouvez, dans un premier temps, participer à la réunion d'information organisée par votre Conseil Départemental. Et aviser ensuite....
Bon cheminement à vous
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Livia31
- Messages : 3
- Enregistré le : mar. 10 mars 2020 10:39
- Localisation : Toulouse (31)
- Situation familliale : Mariée, 1 enfant
- Profil adoption : En pleine réflexion !
Re: Peur !
Merci beaucoup pour votre réponse et vos conseils 
-
Patricia01
- Administrateur du site
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- Localisation : département de l'Ain
- Situation familliale : Mariée, 2 enfants (adoptées)
- Profession, activité : enseignante
- Profil adoption : Maman de deux adorables puces : l'une de 17 ans, arrivée d'Ethiopie à l'âge de 15 mois 1/2 via Passerelle, et l'autre, 14 ans, arrivée du Vietnam via Médecins du Monde en avril 2010 (chacune avec leur particularité : TDAH-dyspraxie-dysphasie pour la grande, hép B pour la petite) ; membre active EFA01
- emailpersonnel : patphil01@yahoo.fr
Re: Peur !
Ce sont des craintes normales. Je les avais éprouvées pour ma première adoption, et tout s'est parfaitement passé, on est devenues aussitôt accros l'une à l'autre, c'était ma fille, la plus belle au monde. Je suis partie totalement confiante pour ma seconde adoption, et... c'est celle-ci qui a été plus problématique.
J'ai eu du mal à m'attacher à ma seconde fille, les premiers jours, je la trouvais moche, par exemple, je n'avais pas envie de la tenir indéfiniment dans mes bras comme j'avais pu le ressentir pour sa soeur. C'est très vite passé, heureusement, car j'ai très vite identifié que le problème venait de moi : j'avais inconsciemment peur de trahir l'amour de l'aînée en m'attachant à la seconde. Une fois que j'ai eu identifié le problème (grâce à des lectures emmenées lors de notre séjour au viet-nam), je me suis concentrée sur le présent, les soins à donner, la nécessité de la rassurer... et c'est passé tout seul. Je me souviens que 2 semaines plus tard, quand elle a pris une crise de fièvre à l'atterrissage à Paris, je faisais le tour de l'aéroport complètement paniquée, à la recherche d'une pharmacie (le doliprane était dans la valise, en transit vers un autre avion... qu'on a failli louper), et là, je n'avais plus le moindre doute ! J'ai d'ailleurs passé les mois suivant avec un bébé-velcro qui ne me lâchait pas d'une semelle...
J'ai eu du mal à m'attacher à ma seconde fille, les premiers jours, je la trouvais moche, par exemple, je n'avais pas envie de la tenir indéfiniment dans mes bras comme j'avais pu le ressentir pour sa soeur. C'est très vite passé, heureusement, car j'ai très vite identifié que le problème venait de moi : j'avais inconsciemment peur de trahir l'amour de l'aînée en m'attachant à la seconde. Une fois que j'ai eu identifié le problème (grâce à des lectures emmenées lors de notre séjour au viet-nam), je me suis concentrée sur le présent, les soins à donner, la nécessité de la rassurer... et c'est passé tout seul. Je me souviens que 2 semaines plus tard, quand elle a pris une crise de fièvre à l'atterrissage à Paris, je faisais le tour de l'aéroport complètement paniquée, à la recherche d'une pharmacie (le doliprane était dans la valise, en transit vers un autre avion... qu'on a failli louper), et là, je n'avais plus le moindre doute ! J'ai d'ailleurs passé les mois suivant avec un bébé-velcro qui ne me lâchait pas d'une semelle...
Patricia, maman de deux grandes filles chocolat et miel (Ethiopie/Vietnam) de 17 et 13 ans, arrivées à 1 an
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Livia31
- Messages : 3
- Enregistré le : mar. 10 mars 2020 10:39
- Localisation : Toulouse (31)
- Situation familliale : Mariée, 1 enfant
- Profil adoption : En pleine réflexion !
Re: Peur !
Merci pour votre réponse et ce témoignage.... cela me rassure
-
François 24
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- Enregistré le : ven. 3 juil. 2026 20:51
- emailpersonnel : pagesvincent79@gmail.com
Re: Peur !
J'ai adopté l'enfant de mon épouse. Je l'ai rencontrée lors d'un voyage en Asie du Sud Est.
Dans ce pays on rejette l'enfant du premier mariage. Il est parfois abandonné chez un frère, une sœur, un cousin si Madame se remarie. Triste tropique !!! Pour un pays qui se dit bouddhiste, taoïste, avec le confucianisme en arrière plan. C'est à vomir.
Avec ma femme au début, ça était dur. Et puis finalement, 22 ans de mariage. Des fois on s'engueule mais finalement, on est bien.
L'ex mari venait d'une région très pauvre. Il s'est servi de mon épouse qui avait une meilleure situation. Ensuite il a rencontré une prostituée. Il a abandonné femme et enfant pour rester avec elle.
Ma femme était au fond du trou. Je lui ai sauvé la vie.
Son fils était dans un état lamentable. Physiquement et psychologiquement.
Vous l'aurez compris, je pense être un homme de cœur.
Quand il était petit, cet enfant était adorable tout se passait bien.
Et puis est arrivé l'adolescence. J'ai vu le changement,
Mon épouse m'a demandé de l'adopter. J'ai fait ce que tout le monde aurait fait je l'ai adopté. Une erreur.
Arrivé à l'âge adulte, finalement, j'ai constaté que c'était le père.
Égoïste, sournois, menteur, etc...
Il a quand même réussi ses études et est devenu ingénieur. Rien d'exceptionnel.
A 19 ans, il a rencontré une fille. Sa première fille. Manque de confiance en lui, incapable d'entretenir une discussion, des problèmes d'érection au début que j'ai résolu en l'envoyant chez un docteur.
Sa copine : le billard à trois bande au début, couchait avec le titulaire et mon fils adoptif, etc...
Maligne, menteuse, etc .....
En clair, une pute !!!!
Au même titre qu'un père bois, le fils boira. Au même titre qu'un père a battu, le fils battra.
Au même titre que le père vit avec une pute, le fils vivra avec une pute.
Le souci c'est qu'il commençait à mal me parler.
Et bien entendu, la pute est tombée enceinte.
Alors, je lui ai tout dit, j'ai vu à un moment qu'on allait se foutre sur la gueule.
La relation était cassée déjà depuis un moment.
Messieurs les adoptants, mesdames les adoptantes n'oubliez jamais cela : un enfant c'est le résultat d'un spermatozoïde qui rencontre un ovule en période de fécondation.
Le caractère, les gênes vous ne pouvez rien y faire.
Les chiens ne font pas des chats !!!!
Le caractère du père, le caractère de la mère, c'est inulactable. Vous ne pourrez rien y changer.
Vous donnez une éducation positive avec des valeurs. Mon cul ...
Vous vous investissez à 200 %, mes couilles.
Sauve Jean, il te le rend en chiant.
Alors oui, réfléchissez avant d'adopter. Même pour l'enfant de votre conjoint.
Je ne le vis pas mal. Je suis même soulagé. En fait je me contre fous de sa vie.
Je sais qu'il va rater son existence et finalement je m'en tape.
Je suis en train de voir pour la succession.
Il n'aura pas la maison.
Je suis technique et je connais le droit.
Si c'était mon sang, mon fils naturel, cela aurait été différent.
C'est une partie de toi. Et s'il a tel ou tel caractère, tu pardonnes plus facilement, puisque finalement c'est aussi un trait de ton caractère parfois.
Réfléchissez, oui réfléchissez !!!!!!!
Il est honorable d'adopter. Il est navrant parfois de constater le résultat.
Néanmoins, il ne faut pas être aigri.
Je suis persuadé qu'il peut y avoir des réussites.
C'est une minorité, certes.
Réfléchissez, oui, vraiment, réfléchissez bien !!!!!!
Dans ce pays on rejette l'enfant du premier mariage. Il est parfois abandonné chez un frère, une sœur, un cousin si Madame se remarie. Triste tropique !!! Pour un pays qui se dit bouddhiste, taoïste, avec le confucianisme en arrière plan. C'est à vomir.
Avec ma femme au début, ça était dur. Et puis finalement, 22 ans de mariage. Des fois on s'engueule mais finalement, on est bien.
L'ex mari venait d'une région très pauvre. Il s'est servi de mon épouse qui avait une meilleure situation. Ensuite il a rencontré une prostituée. Il a abandonné femme et enfant pour rester avec elle.
Ma femme était au fond du trou. Je lui ai sauvé la vie.
Son fils était dans un état lamentable. Physiquement et psychologiquement.
Vous l'aurez compris, je pense être un homme de cœur.
Quand il était petit, cet enfant était adorable tout se passait bien.
Et puis est arrivé l'adolescence. J'ai vu le changement,
Mon épouse m'a demandé de l'adopter. J'ai fait ce que tout le monde aurait fait je l'ai adopté. Une erreur.
Arrivé à l'âge adulte, finalement, j'ai constaté que c'était le père.
Égoïste, sournois, menteur, etc...
Il a quand même réussi ses études et est devenu ingénieur. Rien d'exceptionnel.
A 19 ans, il a rencontré une fille. Sa première fille. Manque de confiance en lui, incapable d'entretenir une discussion, des problèmes d'érection au début que j'ai résolu en l'envoyant chez un docteur.
Sa copine : le billard à trois bande au début, couchait avec le titulaire et mon fils adoptif, etc...
Maligne, menteuse, etc .....
En clair, une pute !!!!
Au même titre qu'un père bois, le fils boira. Au même titre qu'un père a battu, le fils battra.
Au même titre que le père vit avec une pute, le fils vivra avec une pute.
Le souci c'est qu'il commençait à mal me parler.
Et bien entendu, la pute est tombée enceinte.
Alors, je lui ai tout dit, j'ai vu à un moment qu'on allait se foutre sur la gueule.
La relation était cassée déjà depuis un moment.
Messieurs les adoptants, mesdames les adoptantes n'oubliez jamais cela : un enfant c'est le résultat d'un spermatozoïde qui rencontre un ovule en période de fécondation.
Le caractère, les gênes vous ne pouvez rien y faire.
Les chiens ne font pas des chats !!!!
Le caractère du père, le caractère de la mère, c'est inulactable. Vous ne pourrez rien y changer.
Vous donnez une éducation positive avec des valeurs. Mon cul ...
Vous vous investissez à 200 %, mes couilles.
Sauve Jean, il te le rend en chiant.
Alors oui, réfléchissez avant d'adopter. Même pour l'enfant de votre conjoint.
Je ne le vis pas mal. Je suis même soulagé. En fait je me contre fous de sa vie.
Je sais qu'il va rater son existence et finalement je m'en tape.
Je suis en train de voir pour la succession.
Il n'aura pas la maison.
Je suis technique et je connais le droit.
Si c'était mon sang, mon fils naturel, cela aurait été différent.
C'est une partie de toi. Et s'il a tel ou tel caractère, tu pardonnes plus facilement, puisque finalement c'est aussi un trait de ton caractère parfois.
Réfléchissez, oui réfléchissez !!!!!!!
Il est honorable d'adopter. Il est navrant parfois de constater le résultat.
Néanmoins, il ne faut pas être aigri.
Je suis persuadé qu'il peut y avoir des réussites.
C'est une minorité, certes.
Réfléchissez, oui, vraiment, réfléchissez bien !!!!!!