21 ans, adopté à 2 mois - Retour d'expérience

Vos témoignages d'adoption, heureux ou malheureux, d'adoptant ou d'adopté.
roadtobejita
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21 ans, adopté à 2 mois - Retour d'expérience

Message non lu par roadtobejita » mer. 4 mars 2020 05:28

Bonjour à tous,

Je souhaite vous partager mon expérience. J’ai 21 ans, j’habite en région lyonnaise. J’ai été adopté à l’âge de 2 mois, donc très jeune.J'espère que ce retour d’expérience pourra servir ou s’appliquer à d’autres personnes. Le témoignage s’annonce assez long, les parents pourront trouver des « conseils » subjectifs basés sur mon expérience personnelle, les personnes adoptées pourront attester ou au contraire me partager une expérience contraire, je serai ravi de vous lire. Je tiens à ajouter une précision, qui relève plutôt de la conviction : les séquelles que portent parfois les enfants adoptés sont, selon moi, rarement les conséquences de l’adoption, mais bien de l’ABANDON initial. Le mot est lourd, mais c’est bien de cela qu’il s’agit.

Pour moi, l’adoption fut un cadeau inestimable et la source d’un profond mal-être. J’aime mes parents d’un amour profond, ils n’ont pas d’autre enfant. J’ai toutefois eu une crise d’adolescence très violente. C’est un comportement que l’on observe chez la plupart des ados mais ça allait plus loin chez moi puisqu’il ne s’agissait pas seulement de défier leur autorité, mais leur amour. Je souhaitais voir jusqu’où ils m’aimaient. Ils n’ont pas lâché et j’en suis aujourd’hui reconnaissant.

En réalité, je crois que personne ne pourra m’affranchir de l’étiquette « adopté » si ce n’est moi-même. La seule chose que l’entourage peut faire c’est assurer un environnement ouvert au partage, à la différence, à la discussion et surtout aimer. Parfois, j’aurais apprécié être plus protégé, parfois moins. Je m’explique : par mon histoire, je prenais les éléments familiaux et les critiques très à cœur et comme du rejet. Par exemple, je redoute encore aujourd’hui les repas de famille car mes cousins ont chacun les yeux, oreilles ou bouche d’un oncle, une tante ou de mon grand-père (que j’aimais beaucoup) et lorsque venait le jeu de deviner qui tient de qui, j’ai longtemps simulé un passage aux toilettes ou plus tard un appel téléphonique car moi, je n’ai rien. Je n’ai jamais tenté de me faire aussi petit que dans ces moments, parfois j’imaginais avoir la cape d’invisibilité d’Harry Potter. Un soutien de mes parents aurait été le bienvenu, ne serait-ce qu’un changement de sujet ou de me parler de n’importe quoi pour ne pas me laisser seul face à cette situation dégradante.

Avec le temps, j’ai essuyé des insultes, des moqueries, des suspicions. Une personne adoptée doit rapidement se préparer aux attaques passives qui n’ont l’air de rien mais blessent, voire aux attaques directes.

J’aurais apprécié avoir des réponses toutes faites pour ce type de situation. En effet, avant un certain âge, il n’est pas simple de faire face à la curiosité mal placée. Une réponse « préparée » quasi-machinale permet selon moi de répondre à cela avec calme, et sans être touché ou pris de panique (dois-je le dire ? que dire ? jusqu’où dois-je détailler ?). Pour vous donner une idée, certains sont allés jusqu’à me demander lequel de mes parents ne peut pas concevoir. Apprendre à son enfant que dire, et surtout que ne pas dire me semble une façon de l’apaiser. Lui apprendre également où dire « stop » et le soutenir. Pour exemple, j’étais très souvent avec un ami voisin étant petit. Nous jouions au foot, faisions du vélo etc. Rien d'inhabituel. Avec le temps, c’était devenu comme un frère pour moi. Et pourtant, dans son innocence, mon ami m’avait confié que sa grand-mère avait conseillé de se méfier de moi car « c’est un enfant adopté on ne sait pas trop d’où il sort ». Ces mots raisonnent encore dans ma tête, plus d’une décennie plus tard. Je ne l’ai jamais dit à mes parents mais j’aurais dû. Je n’avais pas conscience de la gravité de ces propos, et que cette personne avait dépassé les bornes. C’est inacceptable et dévastateur pour un enfant. C’est pourquoi j’aurais également apprécié que mes parents me fassent connaître les limites du respect sur ce sujet. Je ne leur reproche de ne pas avoir anticipé une telle méchanceté de la part de certains, je reconnais que c’est difficilement concevable, mais bien réel.

Je ne connais pas mes origines, je suis né français et en France. Ce fut et très dur de se construire là-dessus : j’ai des traits physiques maghrébins, mais c’est mon seul « indice ». J’utilise le terme indice parce qu’à force qu’on me demande mes origines et tente de les deviner, j’en ai fait comme un jeu pour rendre cela le moins pénible possible. J’ai tout entendu, « Catalan », « pas Asiatique en tous cas », « Marocain du sud de l’Espagne » et j’en passe, mais quasiment jamais « peu importe, ça ne compte pas ». Aujourd’hui, lorsqu’on me demande mes origines, je réponds simplement « je ne les connais pas » et si on me demande pourquoi « j’ai été adopté, je ne connais pas mes parents biologiques, je suis Français et c’est tout » et je ne réponds pas à plus que cela. On est parfois tiraillé entre sa culture et ses traits physiques. Dans mon cas, une fois l’adolescence passée, tout cela se calme car on construit une identité propre et on se détache de l’identité du groupe.

Pour moi, l’adolescence fut la période de tempête, comme pour beaucoup. C’est le moment où j’ai lancé mon seul et unique « t’es pas ma mère », que je regretterai à tout jamais. C’est le type de phrase que l’on souhaiterait reprendre une fois le premier mot dit, qui sonne faux et cruel. Ma mère ne m’en a jamais voulu, pour elle cela équivalait au « je te déteste » des ados. Ça ne l’a pas blessé sur le long-terme donc, mais moi oui. Si un ado passe par ici, j’espère qu’il pourra se servir de cette histoire : tu ne blesseras personne si ce n’est toi-même avec cette phrase, et tu la regretteras amèrement. Pendant mon adolescence, j’ai beaucoup mangé et pris du poids. J’ai perdu confiance en moi, même si personne ne s’en est douté. J’ai traversé quelques épreuves, et j’étais aussi naturellement attiré par le tabac, le cannabis etc. Je crois que je cherchais à combler les réponses à mes questions. Je n’osais pas aller vers les filles, pas faute de plaire mais peur du rejet/abandon. Un jour, une fille m’a fait énormément souffrir, quand je commençais à m’ouvrir un peu plus (début 2016). Je crois qu’elle ne pensait pas vraiment à mal, mais elle l’a fait. J’ai radicalement changé, et j’ai trouvé une personne qui en valait vraiment la peine, avec qui je suis aujourd’hui. On souffre parfois pour le mieux.

Une fois la période de l’adolescence passée, rien ne s’efface mais tout se calme. En ce qui me concerne, je poursuis mes études, je vais voir mes parents chaque week-end depuis 4 ans (j’ai déménagé pour mes études). Aujourd’hui, je n’abandonne pas, ni mes amis, ni ma copine. Cependant, j’ai toujours su que je recherchais le succès professionnel pour trouver une sorte de légitimité, comme pour prendre ma revanche sur la vie. Mais au final, je pense que c’est ce qui fait de moi ce que je suis.

Pour finir, je dirais que je suis particulièrement reconnaissant envers mes parents aujourd’hui. Si je relate certaines situations où ils ne sont pas intervenus, c’est pour que cela serve à d’autres parents ou futurs parents. Personne n’est parfait. Certains jeunes prennent la vie et les efforts de leurs parents comme leur étant dû, comme acquis, ce qui n’était pas mon cas. En tant qu’enfant adopté, je me suis senti désiré et j’ai compris que ceux qui ont pris soin de moi lorsque j’étais malade, qui m’ont fait à manger et fait faire les devoirs sont bien mes parents, pas moins que les autres, et l’adoption restera le plus cadeau qu’on m’ait fait.

Merci pour votre lecture, j'ai apprécié partager tout ça avec vous. N’hésitez pas à me partager vos expériences, remarques, etc

Audrey-François
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Re: 21 ans, adopté à 2 mois - Retour d'expérience

Message non lu par Audrey-François » mer. 4 mars 2020 08:23

Merci à toi pour ton témoignage. J'en suis bouleversée. Mon mari et moi venons tout juste de débuter nos démarches en vue de l'agrément.
Nous nous posons beaucoup de questions sur notre capacité à faire de bons parents. Tes mots nous donnent une idée plus précise de ce que notre enfant pourra attendre de nous. Merci encore pour ce très beau message plein d'espoir.

ABC
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Re: 21 ans, adopté à 2 mois - Retour d'expérience

Message non lu par ABC » mer. 4 mars 2020 10:33

Merci pour ce témoignage sincère, si précieux pour la maman (adoptive) que je suis.
agrément pour un enfant de moins de 6 ans en avril 2015

chrischris
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Re: 21 ans, adopté à 2 mois - Retour d'expérience

Message non lu par chrischris » mer. 4 mars 2020 13:35

A mon tour de te remercier pour ce témoignage. J'ai un petit garçon de 6 ans à qui les copains posent parfois des questions indiscrètes. J'essaie de lui apprendre à définir ce qu'il a envie de dire ou ne pas dire concernant son histoire mais il est encore un peu jeune. Nous tentons de le protéger au maximum des paroles blessantes mais nous ne pouvons pas toujours être témoins de celles-ci notamment quand il se trouve à l'école.

Je te souhaite une belle vie et de trouver l'apaisement.

roadtobejita
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Re: 21 ans, adopté à 2 mois - Retour d'expérience

Message non lu par roadtobejita » jeu. 5 mars 2020 02:04

Audrey-François, ABC, chrischris, je vous remercie pour vos messages, je suis ravi que mon témoignage puisse vous être utile. Je vous souhaite réussite dans vos démarches parentales actuelles ou futures, et bien sûr d'être heureux.

Patricia01
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Re: 21 ans, adopté à 2 mois - Retour d'expérience

Message non lu par Patricia01 » jeu. 5 mars 2020 19:41

Merci pour ton témoignage...
Moi, je me trouve souvent démunie pour apprendre à mes filles les réponses à apporter aux remarques anodines qui font mal. Il faut dire qu'elles affirment toujours que non, ça ne les atteint pas. La préadolescence et son début de révolte n'aident pas. J'ai toujours été vigilante à leur réaction quand, dans la famille, on parlait ressemblance, par contre j'ai moi-même du mal à savoir jusqu'où aller dans les réponses aux questions intrusives, je me dis que chacun a ses limites différentes selon sa sensibilité...
.
La plus grande reste en général zen, et quand ça ne va pas, on a du mal à savoir pourquoi, mais globalement, elle va bien (vis-à-vis de son adoption en tout cas ; moins bien vis-à-vis de son retard mental). Elle est plutôt fière de ses origines (moins, en ce moment : adolescence...). La petite, en revanche, du haut de ses 10 ans, fait tout pour être "comme tout le monde" et déteste qu'on lui rappelle ses origines. Elle est toujours en conflit avec nous. Quand on décide quelque chose qui ne lui plait pas, elle crie qu'elle aurait préféré rester au Vietnam ; si on l'engueule un peu sévèrement, si on lui fait des reproches sur son attitude, elle nous réplique qu'on n'a qu'à l'abandonner... Elle garde une grande souffrance, une grande colère, qu'elle tourne contre moi dès qu'elle me juge pas à la hauteur. On sait que c'est normal, mais c'est usant aussi... je pense à un suivi psy, elle ne veut pas en entendre parler.

Et donc, merci pour ce témoignage, qui donne de l'espoir. Un jour, ça passera...
Patricia, maman de deux petites filles chocolat et miel (Ethiopie/Vietnam) de 14 et 10 ans

LaureXavier
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Re: 21 ans, adopté à 2 mois - Retour d'expérience

Message non lu par LaureXavier » jeu. 5 mars 2020 22:37

Merci pour ce témoignage qui m'éclaire beaucoup sur ce que peut vivre ou vivre mon fils !
Il a 6 et lui aussi a été adopté bébé; depuis un ou deux ans il commence à avoir des questions de la part de ses camarades.
En tout cas votre témoignage me fait réfléchir à ce qu'on peut faire pour l'aider à affronter le monde extérieur.
Laure et Xavier, heureux parents d'un petit américain adopte en avril 2013 a l'âge de 11 jours !!

Cece
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Re: 21 ans, adopté à 2 mois - Retour d'expérience

Message non lu par Cece » dim. 3 mai 2020 10:59

Audrey-François a écrit :
mer. 4 mars 2020 08:23
Merci à toi pour ton témoignage. J'en suis bouleversée. Mon mari et moi venons tout juste de débuter nos démarches en vue de l'agrément.
Nous nous posons beaucoup de questions sur notre capacité à faire de bons parents. Tes mots nous donnent une idée plus précise de ce que notre enfant pourra attendre de nous. Merci encore pour ce très beau message plein d'espoir.
Bonjour,
Votre message m’a donné envie de parler avec vous, car vous avez pris récemment la décision d’adopter votre mari et vous, et j’aimerai si vous le voulez bien, que vous me disiez comment en êtes vous venus à cette lourde décision. En effet, mon mari et moi sommes ensemble depuis 11 ans et cela fait maintenant 7 ans que nous essayons de concevoir, mais infertilité inexpliquée. J’ai fait 7 protocoles de FIV qui n’ont rien donné et je souhaiterais me tourner vers l’adoption. Offrir à un enfant une belle vie, me rendrait tellement heureuse... Seulement voilà, nous avons assisté à la réunion obligatoire en vue d’une adoption et mon mari a complètement changé d’avis sur le sujet. Je n’arrive pas à l’aborder. Je viens de découvrir ce forum et j’espère que je pourrais y trouver de nombreux témoignages et une aide.
Bonne journée,
Amicalement,
Cécile

Audrey-François
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Re: 21 ans, adopté à 2 mois - Retour d'expérience

Message non lu par Audrey-François » dim. 3 mai 2020 17:15

Bonjour Cécile, je suis à votre disposition pour échanger. Notre projet d’adoption n’est malheureusement pas plus avancé qu’en mars, la faute au COVID19. Néanmoins, la route sera longue et nous le savions depuis longtemps alors ce ne sont pas quelques mois supplémentaires qui vont nous faire peur. Notre parcours est très proche du vôtre. Nous sommes ensemble depuis 14 ans et mariés depuis 5 mois. Nous ne parvenons pas à concevoir naturellement. Nous avons consulté plusieurs spécialistes et aucun n’a pu nous en expliquer la raison. Pendant des années, nous avons continué à espérer mais nous avons décidé d’un commun accord de ne pas endurer en plus la PMA mais de choisir l’adoption. Autant cette décision a été simple et rapide à prendre pour moi, autant François a eu besoin de beaucoup plus de temps pour y arriver. Nous avons ainsi entamé la procédure d’agrément trois fois. La première fois en 2014, nous avons abandonné juste après cette fameuse réunion d’informations. Nous avions été choqués par les chiffres de l’adoption et par le fait que nous devions nous marier impérativement si nous voulions avoir ne serait-ce qu’un espoir. Nous n’étions pas prêts à l’époque. J’ai relancé la procédure en 2017 toute seule. Mais c’est un projet que nous devions mener à deux. Alors j’ai renoncé et j’ai attendu. En septembre dernier, François m’a demandé en mariage en m’affirmant être prêt cette fois à aller jusqu’au bout de notre projet d’adoption. Nous avons 35 ans. À y réfléchir, je crois qu’il y a un temps pour tout. François et moi marchons enfin du même pas. Nous cheminons main dans la main vers notre enfant. Chacun à sa manière. Je dévore tout ce que je peux trouver ayant un rapport avec l’adoption, je parcours ce forum chaque jour et je suis des formations en médiation. François de son côté, me demande de lui faire des résumés des bouquins que je lis et regarde avec moi certains documentaires. Je sais qu’en parler à ses parents et à sa sœur lui fait beaucoup de bien. Le chemin sera long, escarpé mais avec beaucoup de persévérance et un brin de chance, nous arriverons à bond port, fin prêts à offrir un foyer serein et harmonieux à notre enfant. François et moi sommes prêts à échanger davantage avec votre mari et vous, si vous le souhaitez. Gardez espoir. Bien cordialement, Audrey

Cece
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Re: 21 ans, adopté à 2 mois - Retour d'expérience

Message non lu par Cece » lun. 4 mai 2020 10:54

Merci beaucoup Audrey pour cette réponse. Je constate que dans votre couple comme dans le mien, nous n’avançons pas à la même vitesse entre l’homme et la femme finalement. Mon mari a 36 ans et moi je viens d’en avoir 40, je sais que le temps est compté et qu’il passe à une vitesse folle ! Oui je serai ravie d’avoir plus d’échanges avec toi et éventuellement entre nos deux couples. Mon mari n’est pas au courant que je me suis inscrite sur ce forum et que je cherche des infos et des témoignages pour me conforter dans l’idée que l’adoption serait une belle expérience et aventure. J’avoue ne pas trop savoir comment lui en parler, lui ne semble pas prêt, j’espère me tromper... Serait il plus simple de passer par un autre biais pour communiquer ensemble, car sur mon téléphone, je n’arrive pas toujours à accéder au forum, ce qui est très étrange.
J’espère avoir de tes nouvelles.
Bonne journée,
Cécile

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