Adoption en célibataire

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Gato49
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Adoption en célibataire

Message non lu par Gato49 » ven. 15 mai 2020 07:18

Bonjour tout le monde !!!

Je m’appelle Léa, j’ai 31 ans, je suis célibataire et je commence doucement à réfléchir à l’adoption en me documentant et en lisant des témoignages.

Dans ma vie je n’ai jamais su si je voulais vraiment des enfants, mais depuis deux ans mon envie se dessine et j’en ressens de plus en plus le « besoin » si je puis dire.

Suite à plusieurs voyages en Inde, qui est un pays que j’adore, et depuis deux ans l’adoption me paraît devenir une évidence (et ce, même si je me transforme en couple :) ).
En France je ne côtoie pas d’enfants alors j’ai toujours cru que je n’aimais pas ça ou que je ne pourrais jamais être maman par manque de feeling avec eux. Du coup je me suis toujours bourrée le crâne avec ça « les enfants tres peu pour moi ».
Mais en Inde lors de plusieurs voyages « touristiques » et humanitaires j’ai eu l’occasion d’en rencontrer beaucoup et j’ai eu comme une revelation. En fait, j’adore être avec eux et là bas j’ai compris que le lien du sang n’a rien à voir avec l’amour.

Depuis deux ans j’ai aussi rencontré de nouveaux amis qui ont des enfants et je me surprend à m’intéresser à eux, à jouer avec eux, à leur faire des petits cadeaux etc. Bref à me dire que si, je m’intéresse aux enfants, et qu’ils m’apportent beaucoup aussi par nos échanges. C’est beaucoup de plaisir de les voir. J’ai aussi compris que je les intéresse contrairement à ce que je pensais! Et ça m’a fait un déclic, j’ai changé ma vision de moi par rapport aux enfants. Je suis en cheminement.

Non pas que je ne puisse pas avoir d’enfant biologique, mais je n’ai pas de compagnon. Et même si j’en avais un, les liens du sang ne sont pas pour moi gage d’un amour meilleur qu’avec le cœur.

Je n’en ai parlé qu’avec une amie pour l’instant. Et elle me soutient dans ma réflexion.

Alors voilà je vous ai déjà lu un peu et je vais continuer!
Bonne journée à vous :)

chrischris
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Re: Adoption en célibataire

Message non lu par chrischris » ven. 15 mai 2020 10:29

Bonjour et Bienvenue Gato49

J'entends votre nouvel intérêt pour les enfants et votre début de réflexion.

Pour adopter, au vu de la longueur des démarches et des difficultés de parcours, il faut vraiment être motivée. Par ailleurs, un enfant arrivé par adoption a des besoins particuliers par rapport à un enfant biologique.

Tout ça pour vous dire que pour aboutir, il faut vraiment y avoir réfléchi et s'investir totalement dans cette forme de parentalité.

Je ne peux que vous encourager à poursuivre votre réflexion :D

Gato49
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Re: Adoption en célibataire

Message non lu par Gato49 » ven. 15 mai 2020 20:49

Merci beaucoup, oui je suis au début de cette démarche, j'ai besoin de lire des témoignages déjà pour mieux appréhender la démarche.

Par contre je lis beaucoup qu'il ne faut pas vouloir "sauver" un enfant (humanitaire, notamment lors des entretiens avec les psys), mais pour avoir vu beaucoup d'enfants démunis dans certains pays, j'ai un peu de mal à croire que les adoptants n'aient pas à l'esprit cette idée là. Car je trouve cela humain aussi de penser cela, ajouté au désir de maternité bien évidemment. J'ai regardé des témoignages vidéos aussi et les parents parlent forcément à un moment donné des conditions de vie de leur enfant, de "comment ils les ont sortis de la misère" en gros.

Si quelqu'un peut m'expliquer un peu cette notion que je ne comprends pas trop pour l'instant. :)


Après en effet, il ne faut pas penser que les enfants de l'étranger sont forcément malheureux et attendent un grand sauveur. On les pense malheureux car on connait un autre schéma de vie et on le transpose dans leur pays et leur culture. Or, il ne faut pas faire ça, car ce n'est pas toujours le cas.

Merci en tous cas pour les échanges sur le forum qui ont l'air très intéressants :).

chrischris
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Re: Adoption en célibataire

Message non lu par chrischris » ven. 15 mai 2020 21:58

Gato49 a écrit :
ven. 15 mai 2020 20:49

Par contre je lis beaucoup qu'il ne faut pas vouloir "sauver" un enfant (humanitaire, notamment lors des entretiens avec les psys), mais pour avoir vu beaucoup d'enfants démunis dans certains pays, j'ai un peu de mal à croire que les adoptants n'aient pas à l'esprit cette idée là. Car je trouve cela humain aussi de penser cela, ajouté au désir de maternité bien évidemment. J'ai regardé des témoignages vidéos aussi et les parents parlent forcément à un moment donné des conditions de vie de leur enfant, de "comment ils les ont sortis de la misère" en gros.
Je n'ai jamais eu l'idée que j'allais "sauver mon fils de la misère". Je voulais être maman, c'est un désir bien égoïste et rien ne dit que mon enfant n'aurait pas eu une belle vie dans son pays d'origine. Peut être même qu'il me reprochera un jour de l'avoir adopté...... Il ne me doit rien et il est hors de question qu'il puisse penser le contraire en grandissant.

Attention aux émissions télé "grand public" que vous pouvez regarder. Les intervenants ne sont pas représentatifs de la majorité des adoptants et les montages des reportages sont souvent faits pour faire "pleurer dans les chaumières".

Il existe plusieurs groupes d'adoptants sur FB ainsi qu'une psychothérapeute/travailleuse familiale qui poste de très bonnes capsules vidéos sur ce qu'elle appelle "la normalité adoptive" (Johanne Lemieux).

Je vous encourage vraiment à vous interroger sur votre réel désir derrière ce projet d'adoption. Je vais être franche mais si c'est pour "Sauver un enfant", n'allez pas plus loin. Ce serait une dette bien trop lourde à porter pour l'enfant que vous pourriez accueillir dans votre famille.

Je suis désolée d'être aussi "brusque" dans mes écrits mais c'est important d'être au clair avec tout ça

Gato49
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Re: Adoption en célibataire

Message non lu par Gato49 » sam. 16 mai 2020 07:47

Je suis parfaitement d’accord sur le fait qu’il ne doive rien et heureusement d’ailleurs ! On peut pas leur faire porter un tel poids sur les épaules. C’est tout à fait logique.

Mais du coup est ce que ça n’est pas égoïste alors d’aller retirer un enfant de son pays d’origine (où il peut être heureux aussi comme on l’a dit) pour assouvir ses propres désirs de parentalité ?

Ce n’est pas du tout un jugement mais juste un questionnement, comme je suis en recherche d’informations je m’interroge aussi sur ce qui pousse à adopter. :)

Je vais aller voir les pages Facebook et les fameuses capsules. Merci beaucoup :).

Pour ma part je n’ai pas encore d’avis sur la question c’est encore au stade de recherches, et je voudrais explorer toutes les facettes.

Gato49
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Re: Adoption en célibataire

Message non lu par Gato49 » sam. 16 mai 2020 08:26

J'ai trouvé un article qui a l'air assez parlant :
"Mais adopter un enfant pour le sauver de la misère, c’est prendre le risque de le regarder toujours comme un rescapé, celui de ne pas fonder un véritable lien de filiation sur un authentique désir d’être parent, voire celui de considérer l’adopté comme ayant contracté une dette envers ses parents.

Sans compter que, contrairement à l’engagement humanitaire (on peut en revenir au bout de 5, 10, 20 ans, si la vie nous fait changer d’orientation), adopter nous engage à vie!

Construire une famille, c’est partager la même chance de créer ensemble une vie heureuse pour tous. Pour les parents, c’est le plaisir, mais aussi la responsabilité, d’accompagner un enfant tout au long de sa vie afin qu’il se construise lui-même et qu’il se sente le mieux possible.

EFA ne dit pas que l’adoption ne puisse être imprégnée d’aucune dimension humanitaire: la plupart des parents adoptifs ont une grande ouverture de cœur qui n’est pas étrangère à leur choix, mais ils sont parents avant d’être militants. Nous pensons simplement que fonder ou agrandir une famille par adoption ne peut pas reposer sur une motivation humanitaire, mais sur une ouverture à l’autre, une vision humaniste de la société, qui vient rencontrer une aspiration intime, personnelle, plus « égoïste » sans doute, de devenir parent."


Certaines personnes pensent que l’adoption a pour conséquence d’arracher un enfant à son pays. Il est vrai que, dans le cas d’une adoption internationale, l’enfant quitte son pays de naissance pour aller définitivement vivre ailleurs. Si l’enfant est grand, notamment s’il parle déjà, ce peut être un déracinement douloureux pour lui. S’il est petit, les bruits, les odeurs, la température sont autant de repères qu’il va perdre. Dans tous les cas, ses parents devront l’aider dans cette transition et la prendre en compte pour l’aider à s’adapter à sa nouvelle vie.

Mais grandir sans parent, sans famille, sans amour, sans droit à l’insouciance de l’enfance, n’est-ce pas pire qu’être « arraché » à son pays ? C’est pourquoi adopter n’est pas arracher un enfant à son pays: c’est lui donner des parents, et si, pour cela, il faut l’emmener loin de son pays, c’est parce qu’aucune solution n’a été trouvée pour lui dans son pays de naissance. C’est ce qu’on appelle le principe de subsidiarité, inscrit dans la convention de La Haye.


Donc il y a quand même un peu enfouie la dimensions je dirais pas humanitaire, en fait, mais juste celle du coeur. Pouvoir aimer, accompagner l'enfant dans son apprentissage, lui permettre de grandir au sein d'une famille et transmettre des valeurs que peut-être il n'aurait pas eues sans avoir été adopté.

chrischris
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Re: Adoption en célibataire

Message non lu par chrischris » sam. 16 mai 2020 11:04

Gato49 a écrit :
sam. 16 mai 2020 08:26
J'ai trouvé un article qui a l'air assez parlant :
"Mais adopter un enfant pour le sauver de la misère, c’est prendre le risque de le regarder toujours comme un rescapé, celui de ne pas fonder un véritable lien de filiation sur un authentique désir d’être parent, voire celui de considérer l’adopté comme ayant contracté une dette envers ses parents
Sans compter que, contrairement à l’engagement humanitaire (on peut en revenir au bout de 5, 10, 20 ans, si la vie nous fait changer d’orientation), adopter nous engage à vie!

Tout à fait d'accord avec ce paragraphe .

Construire une famille, c’est partager la même chance de créer ensemble une vie heureuse pour tous. Pour les parents, c’est le plaisir, mais aussi la responsabilité, d’accompagner un enfant tout au long de sa vie afin qu’il se construise lui-même et qu’il se sente le mieux possible.

Attention, parfois, l'arrivée d'un enfant peut détruire un couple/une famille. Etre adopté ne veut pas dire non plus que l'enfant sera heureux avec sa nouvelle famille.

EFA ne dit pas que l’adoption ne puisse être imprégnée d’aucune dimension humanitaire:

Là, je ne suis pas du tout d'accord mais c'est mon point de vue personnel.

la plupart des parents adoptifs ont une grande ouverture de cœur qui n’est pas étrangère à leur choix, mais ils sont parents avant d’être militants. Nous pensons simplement que fonder ou agrandir une famille par adoption ne peut pas reposer sur une motivation humanitaire, mais sur une ouverture à l’autre, une vision humaniste de la société, qui vient rencontrer une aspiration intime, personnelle, plus « égoïste » sans doute, de devenir parent.

Effectivement, il faut être ouvert à l'autre pour accueillir un enfant qui n'est pas de soi, qu'il soit né en France ou ailleurs.

Certaines personnes pensent que l’adoption a pour conséquence d’arracher un enfant à son pays. Il est vrai que, dans le cas d’une adoption internationale, l’enfant quitte son pays de naissance pour aller définitivement vivre ailleurs. Si l’enfant est grand, notamment s’il parle déjà, ce peut être un déracinement douloureux pour lui. S’il est petit, les bruits, les odeurs, la température sont autant de repères qu’il va perdre. Dans tous les cas, ses parents devront l’aider dans cette transition et la prendre en compte pour l’aider à s’adapter à sa nouvelle vie.
Mais grandir sans parent, sans famille, sans amour, sans droit à l’insouciance de l’enfance, n’est-ce pas pire qu’être « arraché » à son pays ? C’est pourquoi adopter n’est pas arracher un enfant à son pays: c’est lui donner des parents, et si, pour cela, il faut l’emmener loin de son pays, c’est parce qu’aucune solution n’a été trouvée pour lui dans son pays de naissance. C’est ce qu’on appelle le principe de subsidiarité, inscrit dans la convention de La Haye.

Sur ce point là, je suis assez mitigée. Certains enfants adoptés devenus adultes reprochent à leurs parents de les avoir arrachés à leur culture.

Donc il y a quand même un peu enfouie la dimensions je dirais pas humanitaire, en fait, mais juste celle du coeur. Pouvoir aimer, accompagner l'enfant dans son apprentissage, lui permettre de grandir au sein d'une famille et transmettre des valeurs que peut-être il n'aurait pas eues sans avoir été adopté.

Adopté ou biologique, un enfant aura les valeurs transmises par ses parents et dans chaque famille, les valeurs sont différentes. Je ne sais pas si je suis claire. Et si cet enfant n'est pas adopté, cela ne l'empêchera pas d'avoir des valeurs transmises par le personnel de son orphelinat ou sa famille d'accueil.


J'ai répondu entre les lignes. Pour vous aider à aller plus loin dans votre réflexion, je vous propose de lire les témoignages d'adultes ayant été adoptés. Voici le lien : https://etreadopte.wordpress.com/?fbcli ... _2e_ZXq3B8

Patricia01
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Re: Adoption en célibataire

Message non lu par Patricia01 » sam. 16 mai 2020 12:45

"Et si cet enfant n'est pas adopté, cela ne l'empêchera pas d'avoir des valeurs transmises par le personnel de son orphelinat ou sa famille d'accueil."
Cette réaction m'interpelle.
D'abord, parce qu'elle ne cible pas l'essentiel de ce que dit l'article. Dans la phrase " Pouvoir aimer, accompagner l'enfant dans son apprentissage, lui permettre de grandir au sein d'une famille et transmettre des valeurs que peut-être il n'aurait pas eues sans avoir été adopté.", tout pédopsychiatre vous dira que l'essentiel n'est pas la transmission des valeurs mais bien "lui permettre de grandir au sein d'une famille".
Car ce qui manque à un enfant, dans un orphelinat, ce ne sont pas les valeurs. c'est la famille. C'est le fait d'être unique, d'être aimé par un (des) parent(s) aux yeux de qui il est la huitième merveille du monde (oui, je caricature mais l'idée c'est qu'il échappe à l'anonymat de l'orphelinat où il n'est qu'un enfant parmi d'autres et qu'il est enfin vu en tant qu'être unique tant désiré et attendu).

Et puis, adopter, ce n'est pas vouloir transmettre des valeurs. Pas seulement en tout cas, sinon on se contente d'être éducateur ou même enseignant, ou parrain.
Adopter, c'est vouloir avoir un enfant à soi. C'est un désir purement égoïste de fonder une famille. Je ne sais pas exactement d'où vient ce désir, du modèle idéal de bonheur que renvoie la société, du besoin de se sentir utile à quelqu'un ou de laisser une trace, de l'envie de reproduire ce qu'on a connu,... je suis sûre qu'il existe des théories là-dessus, en tout cas le désir de transmettre des choses n'est qu'une petite partie de la motivation.

C'est en cela qu'adopter ne doit pas obéir à une motivation humanitaire. Il faut avoir avant tout, viscéralement, l'envie d'avoir un enfant, et ce désir-là est foncièrement égoïste. Et pourtant, dans notre cas, il s'est teinté d'humanitaire parce qu'on a préféré adopter plutôt que se lancer dans des PMA à n'en plus finir, en se disant que notre désir égoïste d'enfant pouvait rencontrer le besoin de famille d'un enfant abandonné ; et il y a donc eu, en parallèle avec ce désir égoïste d'être parent, la sensation de faire quelque chose d'utile. E je suis sûre que beaucoup de parents adoptifs ont aussi, à un moment de leur parcours, cette réflexion que, en plus de satisfaire leur désir égoïste d'être parent, ils vont être utile à quelque chose. Mais ce ne doit surtout pas être la motivation principale (plutôt une excuse : oui, on est égoïste de vouloir un enfant, de l'arracher au monde qu'il connaît, mais on compense cet égoïsme en se disant qu'on fait quelque chose d'utile).

Si on adopte juste en considérant qu'on va sauver un enfant de la misère, alors ça voudrait dire que cet enfant nous est redevable pour toujours, qu'il a une dette envers nous. Alors qu'en réalité, c'est plutôt nous qui avons une dette envers lui et ses parents de naissance pour nous avoir permis d'être parents. Et puis, si on n'avait pas été là, il aurait eu une autre famille adoptante, il ne serait pas dans la misère, donc on ne l'a pas sauvé (notre fille nous le dit assez, qu'elle aurait préféré d'autres parents!)


Il y a cependant quelques cas où la motivation humanitaire peut l'emporter : lorsqu'une famille n'ayant pas de souci pour avoir des enfants naturellement décide d'ouvrer son foyer à un enfant handicapé, parfois lourdement, pour lui offrir une famille que, sans eux, il n'aura jamais.
Là, dans ce cas, c'est clairement l'humanitaire qui l'emporte (ou peut-être ne suis-je pas assez ouverte d'esprit pour imaginer un désir égoïste là-derrière, autre que le désir de se sentir utile à quelque chose) ; et je n'y vois aucun mal, bien au contraire, c'est vraiment une chance pour l'enfant.
Patricia, maman de deux petites filles chocolat et miel (Ethiopie/Vietnam) de 14 et 10 ans

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Re: Adoption en célibataire

Message non lu par chrischris » sam. 16 mai 2020 13:30

Patricia01 a écrit :
sam. 16 mai 2020 12:45
"Et si cet enfant n'est pas adopté, cela ne l'empêchera pas d'avoir des valeurs transmises par le personnel de son orphelinat ou sa famille d'accueil."
Cette réaction m'interpelle.
D'abord, parce qu'elle ne cible pas l'essentiel de ce que dit l'article. Dans la phrase " Pouvoir aimer, accompagner l'enfant dans son apprentissage, lui permettre de grandir au sein d'une famille et transmettre des valeurs que peut-être il n'aurait pas eues sans avoir été adopté.", tout pédopsychiatre vous dira que l'essentiel n'est pas la transmission des valeurs mais bien "lui permettre de grandir au sein d'une famille".
Car ce qui manque à un enfant, dans un orphelinat, ce ne sont pas les valeurs. c'est la famille. C'est le fait d'être unique, d'être aimé par un (des) parent(s) aux yeux de qui il est la huitième merveille du monde (oui, je caricature mais l'idée c'est qu'il échappe à l'anonymat de l'orphelinat où il n'est qu'un enfant parmi d'autres et qu'il est enfin vu en tant qu'être unique tant désiré et attendu)
Bonjour Patricia,

Je répondais à Gato49 qui sous-entendait que si cet enfant n'était pas adopté, il n'aurait pas eu de valeurs. Et je suis tout à fait d'accord avec toi sur ce qui manque à un enfant dans un orphelinat.

Gato49
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Re: Adoption en célibataire

Message non lu par Gato49 » sam. 16 mai 2020 13:39

Pour moi la famille est une valeur justement :).

Merci pour vos réponses c’est très intéressant .

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