Le Syndrome d'alcoolisation Foetale

Questions relatives aux adoptions d'enfants à besoins spécifiques : plus âgés, en fratrie, malades ou porteurs de handicap
Audrey76
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Le Syndrome d'alcoolisation Foetale

Message non lu par Audrey76 » mar. 7 juin 2016 11:05

Bonjour à toutes et à tous,

Nous avons passé notre premier entretien Vendredi dernier avec l'assistante sociale et la psy.
Notre projet porte sur l'adoption d'un enfant grand (entre 6 et 8 ans), mais aussi sur l'adoption d'un enfant à particularité.
Et cette particularité c'est le SAF.
Après m'être documentée, mis à part des explications d'ordre médicales sur ce qu'est le SAF, je ne suis pas plus avancée :D
Comment ça se passe dans le quotidien avec un loulou ou une louloute porteur de cette particularité ?

Merci de vos réponses.

Une future maman qui s'interroge.

bertag
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Re: Le Syndrome d'alcoolisation Foetale

Message non lu par bertag » mar. 7 juin 2016 14:14

Bonjour,

vous pouvez essayer de contacter le correspondant ERF ( Enfant en Recherche de Famille) de votre département afin savoir si il y des familles ayant accueilli un enfant atteint de SAF dans votre coin. voyez sur le site EFA national

Sinon pourquoi pas contacter le CAMPS dont vous dépendez...

cordialement
Bertag

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Delphine
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Re: Le Syndrome d'alcoolisation Foetale

Message non lu par Delphine » mar. 7 juin 2016 15:18

Bonjour Audrey et bienvenue sur ce forum !

La plupart des familles ayant adopté un enfant atteint de SAF ont découvert ce diagnostic après l'arrivée de leur enfant, ce qui est très différent d'un projet orienté vers cette particularité... Faire face aux troubles du comportement et de l'attention, et faire le deuil d'un futur adulte pleinement autonome, seront plus faciles car préparés en amont.
Etait-ce votre projet depuis le lancement de la procédure, ou est-ce que ce sont les discussions avec AS et psy qui vous incitent à réfléchir à cette particularité ?

Quelques liens qui pourraient vous intéresser :
- émission Envoyé Spécial de France 2, d'octobre 2015 : lien. Le quotidien des familles y est bien abordé.
- émission On a des choses à vous dire de Téléssonne, d'octobre 2013 : lien
- groupe de discussion EFA - Santé : lien
- groupe de discussion à particularité : lien

Bonne réflexion,

Delphine
maman de 4 enfants : S. 14 ans, E. 13 ans (née en Ethiopie), A. 5 ans et L. 5 ans (née en Chine)

Patricia01
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Re: Le Syndrome d'alcoolisation Foetale

Message non lu par Patricia01 » mar. 7 juin 2016 21:40

Tiens, ça me questionne : pourquoi exclusivement le SAF ? Pourquoi pas les incertitudes de développement en général, la grande prématurité par exemple ? Beaucoup de symptômes sont similaires...

Sinon, au quotidien, je sais que le SAF peut donner des symptômes très proches de ceux de mon aînée (dont on ne copnnait pas la cause, peut-être une grande prématurité ou un problème de développement du foetus dont on ignore la cause). Elle est actuellement en CLIS ; à 10 ans elle ne sait pas lire (juste des mots simples, deux syllabes), pas écrire (en lettre bâtons, un peu), pas compter (jusqu'à 5 ou 9 selon les sources), et sera probablement orientée en IME à la fin de son primaire. Si elle finit par apprendre à lire et à compter, peut-être deviendra-t-elle autonome à l'âge adulte, mais pour le moment elle n'en prend pas le chemin (et c'est angoissant pour les parents). Elle est à la limite entre la déficience mentale légère et le "simple cumul" dyspraxie-dysphasie-TDAH-absence de mémoire de travail auditivo-verbale. Et on n'aurait jamais imaginé ça à son arrivée, elle semblait plutôt vive... mais très malhabile, le langage ne se mettait pas bien en place, elle ne tenait pas en place, ne se fixait sur aucune activité.
Elle a perdu sa joie de vivre face à toutes ces difficultés qui lui semblent tellement insurmontables, elle se sent en échec par rapports aux autres, n'a aucune estime d'elle-même. Et le fait de se dévaloriser ne la met pas dans une optique de réussite, c'est un cercle vicieux...

Bref, ce n'est pas forcément simple au quotidien. Il faut gérer aussi le regard des autres, pour qui un enfant qui ne tient pas en place, parle à tort et à travers, dit absolument n'importe quoi sans rapport avec la discussion, ne respecte pas toujours les codes sociaux, est forcément un gosse mal élevé : son handicap ne se voit pas. Ceux qui la connaissent savent que c'est plus fort qu'elle, c'est une impulsivité incontrôlable, et pas une question d'éducation, et puis elle sait se montrer absolument adorable et extrêmement gentille, ça compense un peu son image publique !

Ce qu'il faut, pour tout enfant avec incertitude de développement, c'est se mettre très vite en contact avec le CAMPS local. Ils sont habitués, sauront proposer des stimulations, des rééducations, qui l'aideront (au niveau comportemental pour commencer, puis au niveau des acquisitions pré-scolaires). Nous, on a un peu tardé, en se disant que ça venait du passé en orphelinat, que ça passerait tout seul... bref, on s'y est sérieusement mis quand elle avait 5 ans déjà.

Bon courage, et bonne réflexion !
Patricia, maman de deux petites filles chocolat et miel (Ethiopie/Vietnam) de 12 et 8 ans

Audrey76
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Re: Le Syndrome d'alcoolisation Foetale

Message non lu par Audrey76 » mer. 8 juin 2016 17:09

Bonjour Delphine,

Nous nous orientons plutôt vers un enfant grand et lors de l'entretien avec la psy et l'AS, elles nous ont posées la question si nous serions ouverts à un enfant avec une particularité.
Mais "particularité", c'est tellement vaste comme mot....
Et puis nous avons déjà un garçon de 10ans, alors la première pensée qui nous est venue, c'est d'exclure, les handicaps lourds: Trisomie 21, Handicap physique et mental sévère, parce que lorsque nous partirons, nous ne voulons pas laisser à notre ainé la lourde responsabilité de devoir s'occuper d'un frère ou d'une sœur qui n'est pas du tout autonome.
Puis nous avons évoqué les particularités auxquelles nous serions ouverts: enfant maltraité, enfant avec une maladie soignable( diabète etc...), enfant avec une particularité physique, ( malformation d'un membre etc...)
Et l'assistante sociale, nous a parlé des enfants souffrant de SAF.
J'avais déjà lu beaucoup de choses sur ce sujet, mais ca ne reste que de la théorie, je voulais le témoignage de personnes vivant avec un enfant SAF au quotidien.
Et puis apparemment, il y aurait plusieurs degrés d'atteinte.
C'est surtout l'autonomie à l'âge adulte qui m'inquiètes....
C'est pas simple tout ça, et qu'est ce que je me fais comme nœud au cerveau :lol: :lol: :lol:


Bonjour Patricia,

Merci d'avoir pris le temps de me décrire le quotidien avec ta louloute et de me donner tous ces conseils :-)
Ca me donne vraiment des pistes de réflexions :-):-):-)
Je vais laisser toutes ces informations faire chemin dans mon esprit, et promis je vous tiens au courant de mes avancées.



Encore un grand merci à vous deux d'avoir pris le temps de me répondre et milles bisous à vos loulous et louloutes :)

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Delphine
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Re: Le Syndrome d'alcoolisation Foetale

Message non lu par Delphine » mer. 8 juin 2016 20:41

Bonjour Audrey,

Pour ma petite expérience : lors de notre deuxième démarche d'agrément, nous étions ouverts à plusieurs particularités, dont certaines qui peuvent sembler "lourdes" : VIH, agénésie d'un membre, paralysie partielle... mais nous avions fixé comme limite l'autonomie future de notre enfant et la possibilité de suivre une scolarité normale (pas de cécité complète par exemple). Nous étions également déjà parents et nous ne voulions pas trop compliquer la vie des aînés.
Or, alors que notre limite était clairement énoncée dès le début, le travailleur social et la psychologue ont quand même évoqué : la grande prématurité, le SAF, et même la trisomie 21, en nous faisant comprendre que nous pourrions aboutir très vite... Je ne sais pas si c'était parce qu'ils étaient désespérés de ne pas trouver de parents pour ces enfants-là ou si c'était pour tester la solidité de notre projet !
Donc, attention à ne pas vous emballer... Mais ta réflexion sur le sujet me laisse penser que tu sais comment étudier la question ! ;)

Concernant l'adoption d'un enfant maltraité... Je te conseille là aussi de bien te renseigner sur les conséquences de la maltraitance / négligence / ruptures successives. Cela peut être très lourd : troubles du comportement, violence sans aucune inhibition, notamment envers les autres enfants de la famille et les camarades de classe...
Nous avions sérieusement réfléchi à cette ouverture pour notre deuxième adoption mais plusieurs témoignages nous avaient totalement refroidis, de familles dont l'équilibre avait été mis à rude épreuve. Nous sommes déjà passés par les troubles de l'attachement en adoptant un bébé en bonne santé ; nous orienter d'emblée vers un enfant qui présenterait justement un grand risque d'avoir ce trouble était au-delà de nos forces...

Pour en revenir à la question des aînés : il n'y a pas que l'après-nous qui entrait dans notre réflexion, mais aussi le lien que la fratrie pourra créer. Pas facile d'accepter un petit frère ou une petite soeur qui accapare l'attention parce qu'il a besoin de soins, parce qu'il a un comportement hors-norme (qui peut faire honte, aussi), et qui frappe, repousse, détruit les jouets et les dessins, ment...

Evidemment c'est un tableau sombre, et toutes les adoptions "à risque" ne sont pas aussi difficiles, mais il faut savoir que cela existe et n'est pas rare...
maman de 4 enfants : S. 14 ans, E. 13 ans (née en Ethiopie), A. 5 ans et L. 5 ans (née en Chine)

Audrey76
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Re: Le Syndrome d'alcoolisation Foetale

Message non lu par Audrey76 » jeu. 9 juin 2016 11:50

Bonjour Delphine,

Merci de partager ta petite expérience avec moi :-)
Plusieurs alarmes se sont allumées en moi, si je puis dire lors de notre entretien.
La première concernant le temps, si nous nous étions fixés une date d'achèvement, un âge auquel nous ne voudrions plus adopter..
J'ai 39 ans cette année et mon mari 36, on est encore jeunes et encore bien plus dans notre tête :-)
J'ai trouvé cette question assez bizarre en fait, dans la mesure ou quand on se lance dans un projet d'adoption, le maitre mot est patience :-)
Et la seconde, c'est cette manière de nous emmener vers des enfants à particularités comme celle du SAF.
Adopter un enfant grand est pour moi déjà une adoption à particularité, parce que l'enfant a déjà un vécu, une histoire souvent pas facile et voir quelques fois très moche :-(
Alors je m'interroge: existe t'il des enfants grands, sans particularités médicales, qui attendent une famille, un papa, une maman, et un grand frère, et qui pourront lui apporter de l'amour à profusion, des règles de vie, un certain équilibre, beaucoup d'empathie et qui lui permettront de devenir un adulte équilibré et en paix avec son passé ?

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Re: Le Syndrome d'alcoolisation Foetale

Message non lu par Delphine » jeu. 9 juin 2016 21:44

Audrey76 a écrit :La première concernant le temps, si nous nous étions fixés une date d'achèvement, un âge auquel nous ne voudrions plus adopter..
J'ai 39 ans cette année et mon mari 36, on est encore jeunes et encore bien plus dans notre tête :-)
J'ai trouvé cette question assez bizarre en fait, dans la mesure ou quand on se lance dans un projet d'adoption, le maitre mot est patience :-)
Et la seconde, c'est cette manière de nous emmener vers des enfants à particularités comme celle du SAF.
Bah, nous avions tous deux moins de 30 ans lors des entretiens pour notre deuxième agrément... c'est plutôt le fait que nous soyons ouverts à des particularités un peu plus lourdes que les projets classiques, et que nous avions choisi d'adopter sans pb de fertilité, ce qui a dû leur laisser espérer une ouverture encore plus large (adoption humanitaire ?).

Pour ma part, je ne suis PAS DU TOUT patiente. En procédure d'adoption, je ne pensais qu'à ça, ça me bouffait complètement : toujours à l'affut de la moindre info, je ne décrochais pas de mon PC... comme si ça pouvait faire avancer les choses ! La famille est au complet maintenant et ça ne me manque pas d'être en procédure... même si, d'un autre côté, j'ai adoré ça : c'est quand même vachement palpitant ! Chaque avancée me faisait planer, rêver un peu plus concrètement à mon futur enfant... alors que, quand l'enfant est là, c'est une vie tellement "normale" qui commence... rien à voir avec les montagnes russes émotionnelles d'avant...
Audrey76 a écrit :Adopter un enfant grand est pour moi déjà une adoption à particularité, parce que l'enfant a déjà un vécu, une histoire souvent pas facile et voir quelques fois très moche :-(
Alors je m'interroge: existe t'il des enfants grands, sans particularités médicales, qui attendent une famille, un papa, une maman, et un grand frère, et qui pourront lui apporter de l'amour à profusion, des règles de vie, un certain équilibre, beaucoup d'empathie et qui lui permettront de devenir un adulte équilibré et en paix avec son passé ?
Personnellement j'ai toujours été attirée par l'adoption d'un grand (6-8 ans, comme vous), qui vivrait cette adoption en comprenant ce qui lui arrive, en en étant acteur. J'ai même tendance à idéaliser l'adoption de grands alors, que, bien sûr, les débuts peuvent être bien difficiles...
J'avais vu une émission avec des témoignages d'adultes adoptés. J'avais eu la forte impression que les enfants adoptés déjà grands, une fois arrivés à l'âge adulte, vivaient beaucoup plus sereinement leur "statut" d'adopté que les adultes qui avaient été adoptés bébés : ceux-ci étaient encore plongés dans les questions d'identité et d'appartenance, ils me paraissaient bien plus tourmentés, avec encore pour certains le fantasme d'avoir été volés... Bon, je ne pourrais pas tirer de conclusions d'après quelques témoignages, mais bref, j'ai dans l'idée que les débuts sont plus à risque avec un enfant adopté déjà grand, mais qu'à long terme ça peut être plus simple...

En tout cas, notre première expérience adoptive nous a bien montré que l'adoption d'un tout-petit n'est pas forcément facile ! (notre fille avait seulement 11 mois à son arrivée mais déjà un parcours fait de plusieurs ruptures...)

Pourquoi précises-tu "sans particularité médicale" ? Si les incertitudes de développement ne rentrent pas dans votre projet, vous pourriez rester ouverts à des particularités physiques ou des maladies qui n'empêchent pas une vie normale ; c'est toujours un + dans un projet d'adoption.
Est-ce que vous pensez uniquement à l'adoption en France, ou à l'international également ?
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Re: Le Syndrome d'alcoolisation Foetale

Message non lu par Patricia01 » jeu. 9 juin 2016 22:01

Audrey76 a écrit : Adopter un enfant grand est pour moi déjà une adoption à particularité, parce que l'enfant a déjà un vécu, une histoire souvent pas facile et voir quelques fois très moche :-(
Alors je m'interroge: existe t'il des enfants grands, sans particularités médicales, qui attendent une famille, un papa, une maman, et un grand frère, et qui pourront lui apporter de l'amour à profusion, des règles de vie, un certain équilibre, beaucoup d'empathie et qui lui permettront de devenir un adulte équilibré et en paix avec son passé ?
Je suis d'accord, un enfant grand, avec un vécu peut-être difficile, c'est déjà une particularité en soi, c'est vrai.
Et, oui, il existe des enfants grands "sans particularités".... du moins sans particularité autre que celle d'avoir eu une histoire un peu difficile, avec des ruptures, des manques : c'est déjà une particularité en soi. Souvent, les enfants grands sont déclarés adoptables suite à une décision de justice, soit suite à maltraitance, soit suite à délaissement, et c'est déjà une histoire un peu lourde (il peut exister des cas de décès, tout bêtes, mais c'est très rare puisque généralement réglé au sein de la famille élargie).
Et leur histoire peut faire qu'ils ont des troubles psychologiques, ou des difficultés scolaires, qui peut-être ne se résorberont pas : c'est dur de faire la part des choses entre ce qui est dû à l'histoire et ce qui est intrinsèque, de savoir ce qui pourra se "guérir" ou pas.
Bonne réflexion !
Patricia, maman de deux petites filles chocolat et miel (Ethiopie/Vietnam) de 12 et 8 ans

Audrey76
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Re: Le Syndrome d'alcoolisation Foetale

Message non lu par Audrey76 » ven. 10 juin 2016 11:39

D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours voulu adopter un enfant.
Après 7 ans d'essais infructueux, de traitements lourds, d'espoirs déçus, de pleurs, de sentiment d'injustice, de colère, j'ai enfin réussi à faire le deuil de la maternité et d'un autre enfant biologique.
Alors je peux vous dire que ma patience elle à été mise à rude épreuve durant ces 7 ans :lol: :lol: :lol:

En ce qui concerne les particularités médicales, je me suis clairement mal exprimée, après mure réflexion et beaucoup d'échanges avec mon mari, nous en sommes arrivés au constat suivant:
nous voulons adopter un enfant grand et pupille de l'état français et sommes ouverts aux particularités suivantes:
Handicap physique n'entravant pas l'autonomie de l'enfant: malformation d'un membre, malentendant.
Problèmes de santé tels que: diabète, asthme etc...
Problèmes psychologiques du à un abandon, un délaissement, négligence etc..

Je n'aime pas du tout ce que je viens d'écrire, j'ai l'impression de faire ma liste de courses :? :? :?

Croyez vous que nous devions écrire une nouvelle lettre à l'AS et la psy pour leur faire part de nos réflexions et de la modification de notre ouverture ?

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